Conférence sur les conséquences de l'islam politique :
polygamie, voile intégral et crimes d'honneur
L’événement
était organisé par la Campagne internationale contre les tribunaux de la charia au
Canada. Les intervenants ont soulevé des
questions dérangeantes sur les violations flagrantes des droits de la personne
au Canada au nom du multiculturalisme et de la liberté de religion.
La première conférencière, Azar
Majedie, fondatrice de l'Organisation pour la libération des femmes – Iran, a
parlé du traitement des femmes par les religions, et en particulier par
l'islam. Elle a soutenu l'interdiction du voile intégral par plusieurs pays
européens au motif qu’il porte atteinte à la dignité de la femme. Ce vêtement
transforme les femmes en entités dépourvues de visage, ce qui constitue un
véritable sévice. Elle estime en outre qu’il faudrait interdire le port du
foulard islamique (hijab) par les enfants de moins de 18 ans.
L'incapacité
de l'Occident à traiter de ces questions vient de la politique du relativisme
culturel, dont l’objectif était de lutter contre le racisme et de promouvoir le
respect des différentes cultures. Dans les faits, cette politique a eu pour
résultat l’instauration de deux catégories de droits et le maintien de coutumes
archaïques qui portent atteinte aux droits des femmes et des enfants. Il est
difficile de lutter contre ce phénomène, car beaucoup de gens ont peur d'être
qualifiés de racistes s’ils s'opposent aux cultures oppressives.
Tarek Fatah, auteur et chroniqueur de premier plan, a
déclaré que la religion demeure un facteur important dans la vie de nombreuses
personnes malgré les progrès de la société industrielle. Afin d'éviter
l'ingérence de la religion, il faut imposer une séparation complète de l'Église
et de l'État, ce qui assurera l'égalité de traitement de tous les types
d'opinions. Il est important de s’attaquer au fascisme religieux, dont le but
est d'asservir l'esprit des gens. C'est difficile, parce que les opprimés
eux-mêmes perpétuent parfois les idées extrêmes (comme beaucoup de femmes dans
le monde musulman).
Nous devons créer une alliance pour
vaincre l'islamisme militant. Contrairement au terrorisme occidental classique
(comme les Brigades rouges et la bande Baader-Meinhoff), animé par le projet
d’une future société juste, l'islamisme ne propose rien hormis la destruction
de l'Occident. La prétendue guerre contre le terrorisme est un échec. Malgré
les sommes énormes qui ont été dépensées, aucun résultat n'a été obtenu et le
monde musulman est encore plus dangereux qu’il ne l’était. Ainsi, on a
récemment appris qu’au Pakistan plus de 1 000 scientifiques nucléaires ont
disparu. Ils travaillent probablement pour des groupes dangereux.
Les
militants musulmans sont désormais beaucoup plus souples. Ils n'exigent pas la
pleine obéissance ; pour eux, toute personne qui hait l’Amérique est utile. La
lutte contre l'islamisme est compliquée par le multiculturalisme, qui est
habilement instrumentalisé pour perpétuer le racisme et le fanatisme religieux.
La troisième conférencière, Homa
Arjomad (à droite), est cette femme courageuse qui a joué un rôle de premier
plan dans le rejet du projet de tribunaux de la charia au Canada. Dans l'esprit
de son travail antérieur, elle a parlé de l'injustice qu’elle combat désormais
: la polygamie au Canada. Elle a donné comme exemple le cas de « Farida »
(prénom modifié), une musulmane victime de la polygamie.
Farida
est né au Canada dans une famille pakistanaise. Elle a été constamment soumise
au strict contrôle religieux de sa famille. Elle n'a pas été autorisée à
fréquenter des enfants d'autres religions ou à participer à des activités
autres qu’islamiques. À l'âge de 14 ans, ses parents l'ont emmenée au Pakistan
où elle a été forcée de devenir la deuxième épouse d’un homme approchant de la
cinquantaine. Elle a passé 9 ans au Pakistan où elle a été battue et torturée
par son mari bien qu’elle lui ait donné deux enfants.
Elle
est revenue au Canada avec ses enfants (temporairement) parce que son père
était malade, et c’est à cette époque qu’elle a trouvé le courage de défendre
ses droits. Bien que les organisations féminines et les services sociaux
tentent maintenant de l'aider, sa situation est pratiquement désespérée.
La
plainte qu’elle a déposée est une honte pour sa famille, qui souffre elle
aussi. Ses frères sont rejetés par la communauté pakistanaise et ses sœurs ne
seront pas en mesure de se marier.
Elle a également été trahie par le
système judiciaire canadien. Quand ses parents l’ont emmenée à l’étranger et
sont revenus sans elle, les autorités d'immigration ne leur ont pas demandé où
était leur enfant. Son école n'a jamais demandé où elle était passée, après
avoir purement et simplement disparu. En outre, son mari ne peut pas être
inculpé car il n'est pas Canadien, mais elle-même pourrait être forcée de
rentrer au Pakistan avec ses enfants, sinon elle sera accusée d'enlèvement. De
retour au Pakistan, elle sera sévèrement punie : on lui coupera le nez et les
oreilles, ou bien elle sera victime d’un meurtre d’honneur.
Ce
cas met en lumière le traitement scandaleux subi au nom de la tolérance
religieuse par des personnes censément protégées par les lois canadiennes. Le
gouvernement n’a pas appliqué pour elle la loi sur la protection de l’enfance,
alors que ce qu’elle a subi était un viol d’enfant. Le silence total par
crainte d’ « offenser » les communautés religieuses ne fait que perpétuer la
répression qui dure depuis des décennies.
Il y a aussi de nombreux cas de
crimes d'honneur au Canada qui ne reçoivent pas l’attention qu’ils méritent. La
burqa et le foulard islamique tombent dans une même catégorie de sévices, ceux
qui sont instrumentalisés aux fins obtenir davantage de concessions du
gouvernement canadien, lequel ne cherche pas à savoir ce qu’en pensent les
femmes obligées à porter ces vêtements.
Tous
ces problèmes sont issus du multiculturalisme, qui crée des ghettos de gens
unis par une prétendue « grande » culture niant totalement les droits
individuels inscrits dans les lois canadiennes.
En
complément à la conférence, l’excellent comédien Steve Scholtz a fait de son
mieux pour intégrer les crimes d’honneur et la burqa dans son spectacle. Et il a
très bien réussi.
Rédigé le 16/08/2010 dans Canada, Crimes
d'honneur, Féminisme, Multiculturalisme
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