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Public Meeting, Saturday, June 26 7:30-10:00PM

 

Petition

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LE MONDE | 10.02.06 | 13h19  •  Mis à jour le 10.02.06 | 13h58


   

Communiqué

Homa Arjomand, femme de l’année

« Permettre l’instauration de tribunaux islamiques en Ontario, ç’aurait été un message dramatique à envoyer au reste du monde. »
Homa Arjomand

Québec, le 17 janvier 2006. - La Gazette des femmes inaugure l'année 2006 en désignant sa femme de l'année. Tenace, engagée et totalement dévouée aux causes qu'elle défend, Homa Arjomand s'est illustrée sur la scène canadienne et mondiale en 2005. Avec comme seules armes de combat un téléphone et un ordinateur installés dans sa chambre à coucher, elle a réussi l'impossible. Cette Canadienne d'origine iranienne a créé une onde de choc nationale et internationale telle qu'elle a obligé le gouvernement ontarien à barrer la route aux projets de tribunaux islamiques, réclamés par un groupe de musulmans.

La journaliste Danielle Stanton dresse le portrait de cette incroyable battante dans le numéro de janvier-février de la Gazette des femmes. Menacée d'emprisonnement à cause de ses idées et de son militantisme, Homa Arjomand a fui le régime de l'Ayatollah Khomeiny en 1989 avec son conjoint et ses deux enfants. Elle a l'habitude de se battre pour ses convictions. « À cause du multiculturalisme et d'une mauvaise législation ontarienne, notre système juridique était très vulnérable, explique-t-elle. Les promoteurs du projet de tribunal islamique le savaient parfaitement. Il fallait à tout prix éviter cette infiltration. Ç'aurait été un message dramatique à envoyer au reste du monde.

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1) Mme Arjomand voulez-vous avoir l'amabilité de vous présenter afin de mieux vous connaître et mieux cerner le sens de votre combat ?

Je suis l'initiatrice et la coordinatrice de la Campagne Internationale contre la Cour de la Charia au Canada (www.nosharia.com). Je suis également Présidente de l'association "Children First Now", (www.childrenfirstnow), porte-parole de la Campagne Internationale pour la défense des droits des femmes en Iran (www.irandwr.org) et membre du comité de pilotage de Women’s Liberation (OWL)  www.azadizan.com.

Je me considère comme une féministe qui se bat pour la liberté inconditionnelle des femmes et l'égalité totale entre les sexes.

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Association 20 ANS BARAKAT

Contre l’instauration de tribunaux religieux au CANADA  

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Couverture médiatique en excursion de La globalisation de l'Islam politique

Lettre à Homa

C’est  avec joie qu’au nom de l’association 20 barakat et Femmes Solidaires ,nous vous accueillons  aujourd’hui.

Nous avons suivi, inquiètes et attentives, le combat que vous avez mené pour arriver à la décision du premier ministre de l’Ontario de renoncer aux tribunaux d’arbitrage religieux

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Marseille Actualite October, 28,2005

French flyer

Societe, Communautarisme October 28, 2005, L'Humanite

Leprogres, October 27, 2005

Lyon's paper 26,October, 2005 Progres

Leprogres, Lyon, October 26, 2005

Metro, Homa in Lyon, October 25, 2005

La-Croix.com Paris October 25, 2005

http://www.liberation.fr/page.php?Article=218768

DeTelegraaf, Amsterdam, October 24, 2005


Visual Report on Tour of Homa Arjomand in Europe

Frankfurt

From Left, Mina Ahadi, Homa Arjomand, Shahnaz Moratab

Paris

AvecAnne Zelensky LDF Ligue du Droit des Femnes     Yvette Roudy Ancienne Ministre Parlementaire

Homa, ATTACK Dessene Clark, Jocelyne Clarke                   Press Conference historical place where Jaurès was assassinated


Sihem Habchi Vice-President Ni Putes Ni Soumises  Fadela Amara President NPNS, Homa, Sihem Habchi

Lyon

Marseille

Homaand Nicole Thuet, President du Collectif 13Doits des femmes   Homa and Judith Martin-Razi Coordinator due Collectif 13 droits

Homaand Nicole Thuet, President du Collectif 13Doits des femmes

 


LE MONDE

Homa Arjomand, contre la charia au Canada

LE MONDE | 21.10.05 | 13h47  •  Mis à jour le 21.10.05 | 13h47  More

Droit des femmes et religion au Canada
Rencontre avec Homa Arjomand

Dernière mise à jour le dimanche 23 octobre 2005

                                                                                       
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Monsieur Claude Laverdure Ambassadeur du Canada 35 avenue Montaigne, 75008 Paris


mercredi 31 août 2005
Levée de fonds pour la Campagne "Pas de charia au Canada"

Appel urgent !

La Campagne internationale « Pas de charia au Canada » a provoqué une vive résistance au sein de la population à l'instauration de tribunaux islamiques au Canada. Nous luttons pour défendre la justice. Nous nous opposons à toute législation qui menace l'égalité des femmes. Nous exigeons une même loi pour tous et toutes.

Nous n'avons pas de personnel rémunéré. Les bénévoles travaillant pour cette campagne en assument toutes les dépenses. Malheureusement, nos ressources sont limitées et le temps est venu de nous tourner vers vous. Votre appui financier nous aidera à développer une prise de conscience publique et à construire une force puissante pour persuader le gouvernement de l'Ontario de retirer sa loi sur l'arbitrage religieux.

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Déclaration sur l’arbitrage religieux en droit de la famille

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Communiqué le 24 août 2005

 Manifestation internationale contre la « sharia court » (tribunal islamique)  au Canada, pour les droits des femmes, la séparation du politique et du religieux et le respect de la dignité humaine

8 septembre 2005 de 12h à 14h

devant l’Ambassade du Canada 35 avenue Montaigne, Paris 8°

A l’appel d’associations canadiennes dénonçant la mise en place de tribunaux islamiques dans leur pays, Regards de femmes organise, avec de nombreuses personnalités et associations féministes et laïques, un rassemblement, pour soutenir les associations canadiennes qui luttent pour la séparation du religieux et du politique, l'égalité des droits, les mêmes lois pour toutes les femmes, l’universalité des droits des femmes et contre l’instauration de tribunaux religieux. 

Un grand nombre de lettres adressées au Gouvernement canadien pour demander que la loi « d’arbitrage » de 1991 ne soit plus appliquée en Ontario, en cas de litiges de droit familial et successoral sont parvenues à Regards de femmes (33 rue Bossuet 69006 Lyon, regardsdefemmes@chello.fr). Elles seront remises symboliquement ce jour-là à l’Ambassade du Canada à Paris afin de marquer la solidarité des Françaises et des Français aux organisateurs de "International Campaign against sharia Court in Canada" dans leur combat pour le respect d’une égale dignité des hommes et des femmes.  

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Malgré le vent frisquet qui souffle sur la terrasse de ce coffee-shop, elle porte un tee-shirt décolleté. « Les vêtements près du corps, les décolletés, le maquillage sont mon drapeau ! Ils sont ma façon de m’opposer à l’islam politique »,  explique-t-elle. Son décolleté, précisons-le, est tout-à-fait décent,  son maquillage discret, et nous nous trouvons dans la banlieue de Toronto, au Canada, où la liberté de s’habiller comme on le sent semble totale. Mais pour Homa Arjomand, qui s’est enfuie d’Iran à pied, dans la neige, sa fille de quelques mois dans les bras, ces quelques centimètres de peau nue, ce rouge sur ses lèvres signalent avec éclat qu’elle continue le combat contre l’intégrisme. Elle pensait pourtant l’avoir laissé loin derrière elle quand elle a obtenu l’asile politique au Canada, pays de tolérance. Mais voilà que l’Ontario, l’Etat le plus peuplé du Canada, celui où vit Homa, semble prêt à approuver la création de tribunaux islamiques qui décideraient, pour les musulmans et selon  les principes de la charia, de la garde des enfants après un divorce, des pensions alimentaires,  ou encore règleraient des litiges concernant l’héritage.

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Le même courrier est en pièce jointe, au cas où il y aurait "incompatibilité de caractères"

8 septembre 2005 Manifestation internationale contre la « sharia court » au Canada, pour les droits des femmes, la séparation du politique et du religieux et le respect de la dignité humaine

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samedi 28 mai 2005
La décision du Québec d'interdire les tribunaux islamiques est une victoire !

Communiqué

TORONTO, Canada - "Nous nous réjouissons que le Québec ait défendu les droits de l'Homme pour tous ses citoyens et citoyennes… Nous espérons que l'Ontario suivra son exemple", a déclaré Homa Arjomand, coordonnatrice de la campagne internationale contre les tribunaux islamiques au Canada.

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Un projet de tribunaux islamiques d'arbitrage déclenche de vives polémiques
au Canada
LE MONDE | 04.05.05 | 12h26  .  Mis à jour le 04.05.05 | 13h18
Montréal de notre correspondante
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Si on met un seul doigt dans l'engrenage, c'est tout le corps qui va y
passer." Fatima Houda-Pépin, députée québécoise et musulmane, a la voix
forte, comme celles qui tentent aujourd'hui d'empêcher que le Canada ne
devienne la première démocratie occidentale à permettre à des tribunaux
islamiques, fussent-ils d'arbitrage, de régler les différends familiaux
selon la charia.

La polémique couve depuis 2002, année où le projet fut mis sur la table en
Ontario, province où vivent plus du tiers des 600 000 musulmans du Canada,
par Syed Mumtaz Ali. Le président de la Société canadienne des musulmans
demandait au gouvernement de réviser une loi de 1991 permettant de régler,
au moyen d'arbitrages, des différends civils ou commerciaux. L'objectif
était d'aller plus loin en instaurant un réseau structuré de tribunaux
d'arbitrage islamiques.

                                                             
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Le lundi 12 janvier 2005                                                                       (traduction libre yvl)

 À tous les organisme et à tous les membres du Parlement (MPP’S) :Le 20 décembre [2004], madame Marion Boyd remettait son rapport au sujet de l’Acte d’arbitrage de l’Ontario, 1991 permettant de régler les différends familiaux légalement basé sur les lois religieuses. Nous souhaitons que durant cet ajournement, vous prendrez le temps de lire cet important rapport en entier.

 Dans le passé des centaines d’activistes ont informé madame Boyd et le public en général à propos de cette faille du passé [dans la loi] et des risques pour le futur en permettant à des groupes religieux de continuer de régler les différends familiaux légalement, basé sur les lois religieuses.

 Nous nous opposons au système légal actuel à deux-paliers de Cour séculière et de Cour religieuse ; là où les tribunaux religieux font plier les règlements à propos des différends familiaux en matières légales s’appuyant sur les lois religieuses formelles et informelles sur les codes et sur les valeurs.

 Nous soussignés croyons collectivement en une Cour séculière et « une loi pour tous, » et recommandons que tout différend familial en matière légale devrait être retiré de l’Acte d’arbitrage de l’Ontario, 1991. Nous croyons également que les différends familiaux en matière légale devraient être administrés par une Cour de la famille séculière, soumise à l’Acte de loi sur la famille de l’Ontario.

 Nous espérons que lorsque vous aurez terminé la lecture de ce rapport [le rapport Boyd], nous pourrons ajouter votre nom à la liste grandissante de nos supporters (plus de 9 000 à ce jour) qui veulent s’assurer que tous les Ontariens seront soumis à une seule loi, pour la force de la nation et de ses citoyens, lesquels sont gouvernés par une seule loi.

 Homa Arjomand

Coordonatrice de

La compagne internationale contre la Cour de la charia au Canada

(The International campaign against Sharia Court in Canada)

P.O. Box 45546, 747 Don Mills Road, Toronto, On, M3C 3S4

416-737-9500

homawpi@rogers.com

www.nosharia.com


Le lundi 20 décembre 2004                                          [Traduction libre de texte anglais ci-après. yvl]

POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

 

À l’attention de : L’éditeur assigné, L’éditeur de la Ville, l’éditeur de nouvelles, l’éditeur des nouvelles internationales. L’éditeur des affaires politiques Gouvernementales.

 

LE RAPPORT BOYD FAIT RECULER

LES DROITS DES FEMMES AUX ANNÉES 1400

ARJOMAND RÉCLAME DES AUDIENCES PUBLIQUES

 

TORONTO, Canada – Homa Arjomand, coordonnatrice de la Campagne contre la cour de la charia au Canada, s’oppose aux conclusions du rapport Boyd parce qu’il recommande l’usage de l’arbitrage religieux et encourage la propagation de la Politique de l’Islam au Canada.

« J’ai été très surprise que madame Boyd n’ait trouvé aucune évidence que les femmes souffrent de discrimination dans l’arbitrage religieux », a dit madame Arjomand. « nous avons soumis plusieurs rapports d’abus et soumis des témoignages en personne à madame Boyd.

« ….à titre de  sauve-garde recommandée par Boyd, je crois qu’elle n’a eu d’autre choix que d’accepter le fait que les courts basées-sur-la-religion mettent les femmes en danger » a dit madame Arjomand. « Les mêmes forces politiques qui encourage madame Boyd à définir les défenses, travailleront maintenant à retirer la loi de la famille de l’Acte de l’Arbitrage ».

« Nos avocats étudient les décisions de plusieurs cas d’arbitrage et les apporteront à la cour et exposeront comment les femmes sont victimes de la domination-mâle dans les décisions légales basées sur les traditions et la religion du 6ième siècle. », a dit madame Arjomand.

« Nous allons aussi négocier l’usage de L’Acte de l’Arbitrage pour la loi de la famille, plusieurs défauts de cet Acte sont détaillés dans la résolution que nous avons remplie avec le gouvernement le mois dernier. » a-t-elle dit, « et nous considérons le défi d’après les Charte des Droits Canadienne.» 

« Madame Boyd a consulté certains groupes communautaires ciblés et a fait 46 recommandations lesquelles auront un impact sur les citoyens de l’Ontario possiblement pour des générations à venir. Donc, nous en appelons au gouvernement de l’Ontario de tenir des audiences publiques afin de donner la chance à la population de se prononcer sur le sujet. » a dit madame Arjomand.

« La campagne mobilisera de fortes ressources s’opposant à la loi de la charia… et nous encourageons les femmes victimes de la cour basée-sur-la-religion à communiquer avec nous.» a dit madame Arjomand.

Homa Arjomand une conseillère en transition établie à Toronto, était une activiste des droits humains en Iran jusqu’à ce qu’elle soit forcée de quitter en 1989.

Pour la rejoindre : madame Homa Arjomand 416.737.9500 

Pour plus de renseignements : www.nosharia.com


Pressions sur Québec en faveur d'une cour islamique

Mounia Chadi
Édition du samedi 11 et du dimanche 12 décembre 2004

Mots clés : Québec (province), Justice, cour islamique

Après l'Ontario, le débat sur la charia se transpose au Québec. Depuis quelques semaines, la mouvance islamiste fait des démarches auprès du ministre de la Justice, Jacques P. Dupuis, pour que celui-ci officialise l'instauration d'une instance d'arbitrage et de médiation qui rendrait ses décisions en vertu de la charia, la loi islamique.

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La charia au: Une menace pour les muslmanes?


Comité local NPNS Grand Lyon

234 cours E.Zola

69100 Villeurbanne

tél 06 26 87 11 31 

Nous marcherons derrière la famille de Ghofrane Haddaoui, et appelons à nous rejoindre, toutes celles et ceux qui veulent dire haut et fort que sans égalité entre femmes et hommes, l’esprit républicain, dans son ensemble est en danger !

27 novembre 2004 à 15h, 


rassemblement : 6 cours Belsunce Marseille

Nous appelons les citoyennes et citoyens attachés à l’émancipation des femmes et au combat contre les violences faites aux femmes, à manifester à Marseille derrière la famille de Ghofrane Haddaoui, victime du machisme barbare. 

Cette jeune fille de 23 ans a été tuée à coup de pierres dans un terrain vague, près de Marseille, le 17 octobre 2004 pour avoir osé dire NON aux avances d’un garçon!.

Partout dans le monde, les femmes se lèvent pour dire non à la régression de leurs droits et à l’offensive de tous les intégrismes qui les enferment dans un statut d’éternelles mineures.

La solidarité se doit d’être internationale, mais elle doit aussi s’exercer en France, et pour cause !

Khadija, 34 ans, a été égorgée par son mari sur la place publique à Limoges, pour avoir osé demander le divorce.

Parce que nous savons que les autres pays regardent ce qui se passe en France, il nous faut aujourd’hui plus que jamais affirmer notre détermination à combattre toutes les formes de violences faites aux femmes et dénoncer toutes les formes d’oppression dont ces femmes sont

victimes quotidiennement notamment de la part des extrémismes de tous bords et rejeter toute justification de ces actes barbares par un pseudo respect des cultures.

Comment peut-on continuer à valider la montée des obscurantismes religieux lorsque tant de femmes porteuses de l’honneur familial doivent constamment supporter un machisme dominant, qui entrave leur émancipation ?

En cette année du centenaire de la loi de 1905 de séparation de l’Eglise et de l’Etat, nous réaffirmons que la laïcité est une valeur incontournable de notre combat contre les violences faites aux femmes et qu’il est un principe porteur d’espoir pour un monde plus juste, plus égalitaire et plus démocratique.

Tolérer violences et inégalités, c’est abdiquer devant ceux qui veulent faire basculer la France dans le morcellement et le repli communautaire.

Vivre ensemble n’est possible que si nous respectons les libertés et droits fondamentaux dus à chaque être humain, femme ou homme.

Il est vital de réaffirmer que le combat féministe est un combat laïque basé sur le respect, la mixité et l’égalité entre les hommes et les femmes.


Veuillez trouver ci-joint le communiqué de Ni Putes Ni Soumises Grand Lyon et Rhône appelant les citoyennes et citoyens attachés à l'émancipation des femmes et au combat contre les violences faites aux femmes, à manifester à Marseille le 27 novembre, derrière la famille de Ghofrane Haddaoui,  tuée à coup de pierres, le 17 octobre dernier,  dans un terrain vague près de Marseille, victime du machisme barbare.

Ni putes ni soumises appelle,  avec les autres associations de femmes du Grand Lyon au rassemblement jeudi 25 novembre 2004 Place Bellecour, Lyon à 18h30, lors de la Journée Internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes pour

dénoncer ce nouvel acte de barbarie machiste et allumer symboliquement des bougies blanches en mémoire de Ghofrane et de toutes les autres femmes victimes. 

      

Ni putes ni soumises Grand Lyon

06 26 87 11 31


La charia au Canada
Une menace pour les musulmanes ?

Enquête Spéciale - Nov./Dec. 2004


ISLAMISME
6 septembre 2004
 

 

Tribunaux islamiques d'Ontario
Au nom du multiculturalisme, les droits collectifs priment de facto sur les droits individuels
par David Ouellette

Aïsha , 62 ans, mère de cinq enfants, vit à Toronto. Son mari la bat. Des voisins finissent par appeler la police qui arrête le mari. Il est rapidement relâché par la police mais une ordonnance restrictive lui est interdit de s'approcher du domicile et d'Aïsha. Pendant ce temps, Aïsha, qui vit au Canada depuis huit ans, bénéficie enfin de ses droits individuels : aide sociale, subvention de loyer, cours d'anglais. Puis, un jour, elle reçoit un appel de l'imam local. Il lui apprend qu'elle doit ouvrir la porte à son mari, qu'elle a « provoqué assez d'ennuis comme ça à la communauté» et qu'elle « paierait les conséquences de ses gestes » si elle n'obtempérait pas. Bref une menace de mort à peine voilée. Quelques semaines après son arrestation, le mari revient au foyer accompagné d'une nouvelle épouse.

C'est à cause de pareils cas - et ils sont nombreux - que l'assistante sociale torontoise d'origine iranienne, Homa Arjomand, a lancé la campagne internationale «No Sharia» contre la loi ontarienne sur l'arbitrage religieux des disputes familiales. L'arbitrage religieux en droit familial est pratiqué depuis 1991 en Ontario. Depuis 2003, l'Institut islamique de justice civile tente de créer sur la base de cette loi des tribunaux islamiques en Ontario. Le gouvernement ontarien doit rendre sa décision fin septembre.

Judéoscope s'est entretenu avec Homa Arjomand.


David Ouellette : Pourquoi vous opposez-vous à la création de tribunaux islamiques en Ontario?

Homa Arjomand : Nous ne nous opposons pas seulement à l'introduction de la charia au Canada, mais à toute forme d'arbitrage fondée sur la religion. En tant qu'Iranienne, il se trouve que je connais mieux la charia que d'autres codes légaux religieux.

David Ouellette : Pourquoi assiste-on maintenant à ce projet de l'Institut islamique de justice civile alors que l'arbitrage islamique en droit familial se pratique déjà en toute légalité de puis 1991 en Ontario?

Homa Arjomand : La charia est la bannière que l'islam politique hisse au Canada et dans toutes les sociétés occidentales. Le projet de l'Institut islamique de justice civile est une démonstration de force de l'islam politique. Avec le 11 septembre, l'islam politique en Occident a momentanément perdu de son pouvoir. A présent, l'islam politique essaie de regagner sa force et d'étaler devant le public canadien son influence en réclamant la création de tribunaux islamiques formels. Nous devons combattre l'islam politique sur tous les fronts et c'est pourquoi notre campagne est internationale. L'islam politique ne peut gagner qu'en détruisant l'ordre établi et les droits acquis.

David Ouellette : Les partisans des tribunaux islamiques disent que les inquiétudes des musulmanes canadiennes ne sont pas fondées puisque les jugements des cours islamiques respecteront le droit canadien et que les musulmanes ne sauraient être forcées à faire usage des cours islamiques.

Homa Arjomand : Les islamistes manipulent les esprits et le sens des mots. En Occident, les individus grandissent dans un milieu où ils connaissent leurs droits. À l'âge adulte, une femme occidentale saura quand dire oui et quand dire non. Mais dans les communautés musulmanes ghettoisées, les femmes ne connaissent pas leurs droits. Seule la communauté a des droits. La communauté lui dicte ses droits : faire à manger pour son mari, laver son linge et le satisfaire sexuellement quand il l'exige. Si la femme se rebelle, elle est ostracisée.

David Ouellette : Les droits collectifs mettent-ils au pas les droits individuels?

Homa Arjomand : Exactement. La politique multiculturelle du Canada fait primer le droit collectif sur le droit individuel. C'est un vice du multiculturalisme. Car bien sûr, théoriquement, les droits de la personne priment sur les droits collectifs, mais dans certaines communautés, particulièrement chez les musulmans, les femmes n'ont ni les ressources, ni les connaissances adéquates pour revendiquer leurs droits.

David Ouellette : En somme, les communautés culturelles disent au gouvernement, «respectez notre groupe, pas nos individus »?

Homa Arjomand : Oui, et la société acquiesce. Je connais une jeune fille mariée de force par sa famille à 13 ans avec un homme deux fois plus âgé. À 16 ans, enceinte, elle doit abandonner l'école. Les responsables scolaires, les obstétriciens, les pédiatres et les travailleurs sociaux ont tous fermé les yeux sur les droits de cette jeune fille. Au nom du multiculturalisme, ses droits ont été systématiquement bafoués. Le gouvernement pousse le multiculturalisme jusqu'à trouver des avenues « légales» pour accommoder des pratiques incompatibles avec la loi canadienne. Lorsque j'étais interprète à l'Ambassade du Canada en Iran, j'ai vu un agent consulaire expliquer à un monsieur comment il devait déclarer dans sa demande d'immigration une de ses femmes comme épouse et l'autre comme dépendante, à l'instar de ses enfants. Le gouvernement a ainsi donné feu vert à la polygamie. Une fois arrivé au Canada d'autres hommes suivront son exemple. Il leur expliquera que c'est légal, puisque c'est un agent consulaire lui-même qui lui a dit d'inscrire une de ses épouses comme personne dépendante.

David Ouellette : Comment expliquez-vous que les médias et le gouvernement canadiens accordent plus d'importance aux groupes islamiques fondamentalistes tels le Council on American-Islamic Relations ou le Congrès islamique du Canada qu'aux voix musulmanes progressistes?

Homa Arjomand : Je suis heureuse que vous me posiez cette question. En toute franchise j'ignore pourquoi. L'islam politique est en marche, il veut hisser sa bannière dans le monde entier, mais tous ne le voient pas. Au début de notre campagne contre les tribunaux islamiques, les médias nous ont complètement ignorés. Des journalistes du réseau anglais de Radio-Canada venaient à nos conférences et à nos discussions, passaient des heures à écouter les témoignages de victimes de la charia. Et le résultat, 30 secondes en tout et pour tout dans leur documentaire sur l'islam au Canada. Entre-temps, Radio-Canada nous a accordé plus de temps et nous lui devons en partie notre rayonnement actuel. Ceci, dit, le problème au Canada, c'est qu'au nom du multiculturalisme, on déforme la réalité. Ceci est particulièrement vrai de l'islam politique.

David Ouellette : Vous a-t-on intimidée ou menacée depuis que vous militez contre la charia au Canada?

Homa Arjomand : Je connais bien l'islam politique. En Iran, l'islam politique a exécuté presque toutes mes amies engagées comme moi dans la protection des droits des femmes. J'ai dû fuir l'Iran en 1989 parce que je craignais pour ma vie. Je m'attendais donc à beaucoup de pression ici aussi. Mais je dois dire, que non, on n'a pas cherché à m'intimider ou à me menacer. Par contre, je n'exclue pas la possibilité...

David Ouellette : Qu'attendez-vous du gouvernement ontarien?

Homa Arjomand : Nous exigeons qu'il révoque la loi de 1991 sur l'arbitrage religieux. Nous demandons au gouvernement d'abolir cette loi qui érode les droits individuels. Le gouvernement doit faire respecter la plus stricte séparation entre l'État et le religieux. Cela doit s'appliquer aux écoles aussi. Le hidjab, cet autre étendard de l'islam politique, ne peut être imposé aux filles de moins de 16 ans. Nous demandons que le gouvernement protège les droits individuels minés par le multiculturalisme qui donne précédence aux droits collectifs.

David Ouellette : Le 8 septembre, des manifestations auront lieu dans plusieurs villes canadiennes ainsi que dans plusieurs pays européens. Y en aura-t-il une à Montréal?

Homa Arjomand : Non. Bien que nous ayons reçu beaucoup d'appuis du Québec où l'on chérit les valeurs laïques, personne n'a organisé de manifestation. J'ignore pourquoi. Je crois que beaucoup de familles craignent les islamistes de Montréal qui occupent tout le terrain en prétendant représenter la communauté musulmane.

David Ouellette : Madame Arjomand, je vous remercie de cet entretien.

 


La résistance aux tribunaux islamiques s'organise au Canada

12 août 2004

par Élaine Audet

Depuis l'annonce, à l'automne 2003, de la création en Ontario de l'Institut Islamique de justice civile (IIJC), tribunal d'arbitrage dont les jugements s'appuieront sur la Charia, des protestations n'ont cessé de se faire entendre tant chez les femmes musulmanes que parmi la population canadienne en général (1). Il s'agit de la mise sur pied, par quelques dignitaires islamiques de Toronto sous la direction de Syed Mumtaz Ali, de tribunaux privés d'arbitrage qui tranchent des litiges en s'appuyant sur le Coran plutôt sur la Charte des droits et libertés et le code civil canadien.

 
Homa Arjomand, photo : Robert Simpson - 20.2 ko
Homa Arjomand, photo : Robert Simpson
En avril 2004, Homa Arjomand, une Torontoise d'origine iranienne, lançait une pétition internationale pour contester l'instauration de tribunaux islamiques au Canada. Cette pétition a recueilli, à ce jour, plus de 3350 signatures (2). Arjomand sait de quoi elle parle pour avoir vécu, en Iran, sous la règle de la Charia. Selon elle, la tolérance de tribunaux parallèles religieux créerait un dangereux précédent qui inciterait les groupes islamiques à revendiquer leur instauration dans les divers pays où ils résident, constituant ainsi une justice à deux vitesses et la préséance du droit religieux sur le droit civil.

Pour le ministre fédéral de la Justice, Irwin Cotler, à qui nous avons écrit pour manifester notre inquiétude, il n'y a pas lieu de s'alarmer : des tribunaux semblables existent depuis longtemps dans la communauté juive orthodoxe et nul n'a eu à s'en plaindre. Le recours à ces tribunaux d'arbitrage se fait sur une base volontaire, affirme le ministre, leurs jugements sont régis par les lois provinciales et territoriales en vigueur et peuvent être contestés s'ils contreviennent aux lois canadiennes et à la Charte des droits et libertés (3).

La Ligue des droits et libertés du Québec, quant à elle, considère que ces projets n'ont aucune chance de voir le jour, même au nom du multiculturalisme, car ils entreraient en contradiction avec l'ordre juridique actuel. Pourtant, dans l'hebdomadaire Voir du 28 juillet, M. Mumtaz Ali affirme que "malgré la controverse engendrée, le service d'arbitrage est en fonction et qu'il a déjà rendu des décisions qui sont "privées et confidentielles" (4). Comment, dès lors, pourra-t-on s'assurer que les droits des femmes sont respectés ? Sur la page d'accueil du site de l'Institut islamique de justice civile, on peut lire que le Darul Qada, conseil d'arbitrage musulman, marque le début d'un système musulman de justice civile au Canada (5).

Le gouvernement de l'Ontario réagit

Dans un premier temps, les autorités politiques et judiciaires ont refusé de prendre au sérieux les inquiétudes des groupes de femmes musulmanes canadiennes qui, à juste titre, craignent que plusieurs d'entre elles, vivant dans des ghettos ethniques et ignorant souvent leurs droits, subissent des pressions pour recourir aux tribunaux islamiques et se soumettre à leurs jugements sous peine de subir l'ostracisme de leur famille et de leur communauté. Certaines personnes établissent une analogie entre un grand nombre de femmes musulmanes isolées et les victimes de violence conjugale qu'il faut parfois défendre malgré elles parce qu'elles subissent trop de pression et d'intimidation pour remettre en question les conditions qui leur sont faites. Dans ce sens, le fait que les jugements de tribunaux parallèles soient privés et confidentiels ne peut manquer d'inquiéter.

Comment peut-on imaginer que des tribunaux régis par des dignitaires religieux, fondamentalistes et misogynes, puissent aboutir à autre chose qu'à défendre les intérêts de ces derniers au détriment de ceux des femmes qui comparaîtront devant eux ? Lorsque les communautés musulmanes en Angleterre ont voulu instaurer des tribunaux islamiques, on leur a donné pour réponse un refus catégorique. On se souvient que les femmes amérindiennes, il y a quelques années, avaient réclamé, à juste titre, la préséance de la Charte et de la justice canadienne sur la justice de clan pour faire prévaloir leurs droits.

Les jeux ne sont heureusement pas faits. Sous la pression des groupes de femmes musulmanes dont les craintes ont été largement relayées par les médias, le premier ministre de l'Ontario, Dalton McGuinty, a finalement réagi, fin juin, en chargeant l'ex-avocate du NPD, Marion Boyd, de revoir ce projet de loi et de s'assurer que les droits des femmes n'y sont pas lésés et qu'elles sont bien informées sur la législation canadienne et le code des droits humains en Ontario.

Ce qu'elles ont à dire

Alia Hogben, présidente du Conseil canadien des femmes musulmanes (6), composé de 900 membres provenant de diverses allégeances islamiques, se demande pourquoi les musulmanes devraient être traitées différemment des autres femmes canadiennes alors qu'elles se sentent très bien défendues par la loi du pays où elles ont choisi de vivre ? Il y a tout lieu de s'interroger en voyant le mépris affiché envers elles par le président du Conseil musulman de Montréal qui réplique que poser de telles questions est "totalement stupide et ignorant. La plupart des femmes du Conseil canadien des femmes musulmanes ne connaissent pas l'islam. Demandez-leur si elles peuvent délivrer une fatwa..." (7)

Sally Armstrong, auteure de La Menace voilée, paru en 2002, qui a visité plusieurs pays musulmans pour son travail, considère que l'instauration de tribunaux islamiques en Ontario serait "une catastrophe sur le plan des droits humains". Car, selon elle, même si l'interprétation de la Charia varie d'une culture à l'autre, les femmes n'y sont jamais considérées comme égales aux hommes. Alors que la loi de la Charia ne fonctionne nulle part comme elle le devrait, Armstrong s'étonne de voir que le ministère de la Justice de l'Ontario s'obstine à croire qu'elle fonctionnera au Canada. Pour elle, il est clair que les Canadiennes vont se mobiliser pour empêcher l'instauration de ces tribunaux. "Nous avons passé 30 ans à travailler sur la loi concernant la famille et l'égalité de droits afin de nous assurer que les femmes et les enfants sont en sécurité dans ce pays. Nous allons être nombreuses à faire entendre notre voix à ce sujet" (8).

Alors que la Colombie-Britannique doit faire face à son tour à l'instauration de tribunaux islamiques et que Salam Al-Minyawi, président du Conseil musulman de Montréal, dit souhaiter établir au Québec le même type d'arbitrage selon la Charia, l'Association nationale des femmes et du droit (9), sous la direction de Me Andrée Côté, procède actuellement, en collaboration avec le Conseil canadien des femmes musulmanes (CCFM), à une recherche visant à évaluer les impacts juridiques des tribunaux islamiques sur les droits des femmes (10).

Cette recherche, qui devrait être terminée en août 2004, a pour but de publier un texte politique visant à informer et éduquer l'ensemble des femmes sur les enjeux reliés à l'utilisation d'autres instances que la Loi de la famille, sur le recours à la Loi islamique de la famille, et sur les impacts de la privatisation de la Loi de la famille en Ontario. L'ouvrage, qui sera traduit dans plusieurs langues et largement distribué, tentera d'explorer toutes les utilisations de la Charia et de la loi islamique de la famille en Europe, en Angleterre et aux États-Unis.

Me Côté se dit inquiète de la privatisation du droit de la famille. Après plus de trente ans de lutte du mouvement des femmes pour transformer le droit de la famille, éliminer les règles patriarcales et instaurer l'égalité, on veut renvoyer les femmes à un système privé où elles seront exclues des normes publiques. L'avocate dit vouloir assurer une bonne dialectique entre la protection des libertés religieuses et les droits des femmes. Avec les restrictions budgétaires, dit-elle, les femmes ont peu d'accès à l'aide juridique et sont souvent mal informées sur leurs droits. Une jurisprudence récente de la Cour suprême du Canada tend également à préserver les ententes signées entre les parties, ce qui rendra difficile pour une femme d'aller en appel, même si elle n'a pas signé le renoncement à la procédure d'appel, comme cela se fait généralement dans les tribunaux d'arbitrage. Selon Me Côté, on ne peut utiliser au Québec de tribunaux d'arbitrage dans le droit de la famille. Pendant combien de temps encore ?

Pour l'avocate et analyste politique Marilou McPhedran, qui a participé en 1981 à la rédaction de la clause 28 de la Charte canadienne des Droits et libertés, toute discrimination envers les femmes au nom de la religion ou de l'héritage multiculturel canadien y est clairement interdite. La clause 28 stipule en effet qu'"indépendamment des autres dispositions de la présente charte, les droits et libertés qui y sont mentionnés sont garantis également aux personnes des deux sexes" (11). Il fallait ajouter cette section, dit Me McPhedran, "parce que les femmes vivant dans des communautés étroitement contrôlées sur le plan culturel, tribal et religieux en avaient besoin" (12). Il était absolument nécessaire de donner préséance aux droits relatifs au genre afin de pouvoir faire face à des causes concernant, par exemple, la mutilation génitale féminine ou diverses formes de discrimination envers les femmes décrétées par la Charia.

Il est inconcevable, pour l'avocate, que le ministère de la Justice permette qu'une loi provinciale soit employée de façon à perpétuer la discrimination envers les femmes. À l'argument selon lequel des tribunaux semblables existeraient dans la communauté juive, Me Mc Phedran répond qu'on prend trop de choses pour acquises et qu'il faudrait faire enquête pour voir si tout va si bien qu'on le prétend dans ces tribunaux. D'ailleurs, il semblerait que des femmes juives, dans la foulée des contestations actuelles des femmes musulmanes, commencent à se plaindre de leurs difficultés à obtenir justice dans les tribunaux d'arbitrage (13).

Pour l'écrivaine d'origine iranienne Haydar Ketabchi, la menace d'implantation de tribunaux islamiques au Canada, au nom de la liberté religieuse, de la tolérance et de la relativité culturelle, doit être prise au sérieux et dénoncée comme une nouvelle tentative, de la part des groupes islamiques, d'institutionnaliser la domination masculine, l'apartheid sexuel, la xénophobie et la loi coranique à travers le monde (14). Par l'entremise de l'Institut islamique de Justice Civile (IIJC), dit-elle, les islamistes se sont organisés pour mettre un frein aux droits des femmes et aux libertés individuelles.

L'écrivaine craint que des pressions légales soient exercées pour imposer aux jeunes musulmanes des codes vestimentaires, des mariages arrangés et leur interdire tout lien à l'école avec des personnes homosexuelles, des athées ou des Juifs. On ne peut que partager son inquiétude quand on entend Syed Mumtaz Ali, initiateur de l'IIJC, affirmer que "les musulmans vivant dans des pays non-musulmans sont comme des 'Bédoins' et, où qu'ils vivent, doivent régler leur conduite sur les lois de l'islam" (15).

Les femmes ne sont pas seules à protester contre la multiplication de tels tribunaux au Canada. Elles reçoivent l'appui de nombreux hommes qui font entendre leurs voix dans les médias et les forums publics. Des avocats torontois de droit civil, comme Me Jonathan Schrieder et une douzaine d'autres, leur ont offert gratuitement leurs services parce qu'ils sont convaincus que même une version canadianisée de la Charia soumettra les femmes musulmanes à une injustice énorme (16). Pour qu'aucune accusation de discrimination ne puisse être portée, il faudrait éliminer tous les tribunaux d'arbitrage religieux et rappeler que les droits et les devoirs sont les mêmes pour l'ensemble des citoyens et des citoyennes du Canada, quels que soient leur sexe ou leurs croyances.

Le 8 septembre Homa Arjomand, coordonnatrice de la campagne contre les tribunaux islamiques au Canada, et d'autres groupes résolus à leur barrer la route organiseront des manifestations dans plusieurs villes au Canada, en Grande-Bretagne, en Suède, en Allemagne, en France et en Finlande, ainsi que dans d'autres pays à travers le monde (17). Au Québec, on peut également écrire pour exprimer son opposition à M. J. Dupuis, ministre de la Justice du Québec et signer la pétition contre l'instauration de tribunaux islamiques au Canada.

Notes

1. Micheline Carrier et Élaine Audet, Un groupe torontois veut créer des tribunaux islamiques au Canada, 23 décembre 2003.
2.pétition et Campagne internationale contre la Shari'a dans les tribunaux du Canada !, 16 avril 2004. Lire également : Margaret Wente : "Life under Sharia, in Canada ?", Globe and Mail, 29 mai 2004.
3. Lettre de M. Irwin Cotler à l'auteure, 27 mai 2004.
4. Frédéric Denoncourt, "La Charia en Ontario", Montréal, Voir, 29 juillet 2004.
5. Institut islamique de justice civile (IIJC).
6. Conseil canadien des femmes musulmanes
7. Op. cit., Denoncourt.
8. Lynda Hurst, "Les protestations montent contre la loi islamique en Ontario", Toronto Star, 6.06.04.
9. Association nationale de la femme et du droit.
10. : Me Andrée Côté, entrevue avec Anne-Marie Dusseault, Le Cœur à l'été, SRC, 5.août 2004.
11. Charte canadienne des droits et libertés.
12. Op. cit., Linda Hurst.
13. Op. cit., Anne-Marie Dusseault.
14. Asian Pacific News service, 20 mai, 2004.
15. Op. cit., IIJC.
16. Op. cit., Lynda Hurst.
17. Pour se renseigner sur la manifestation du 8 septembre.

Élaine Audet


 

Qui sommes nous?



Le mouvement  contre une cour islamique au Canada est composé de personnes indépendantes et de membres d'organisations diverses.

Nous croyons que toutes les personnes vivant au Canada sont des citoyens aux droits égaux  et devraient vivre selon les mêmes normes et lois sociales. Nous ne divisons pas la société en  groupes culturels, religieux, nationaux ou raciaux.

Le mouvement  international contre une cour islamique au Canada est opposé à l' Ontario Arbitration Act 1991 qui reconnaît une cour islamique au Canada sous des prétextes de libertés religieuse, de tolérance et de sensibilités culturelles.

Nous appelons toutes les personnes et les organisations progressistes à se joindre à notre mouvement  contre une cour islamique au Canada.

Nous demandons:

·       La séparation de la religion et du contenu du système de justice canadien.


Nous demandons:

·    Que toutes les litiges familiaux soit résolus par la cour laïque de justice canadienne et non pas résolus hors cour par des médiateurs arbitraires,  indépendamment de leur race, appartenance ethnique ou religieuse.


Homa Arjomand

Coordonnatrice du mouvement

Courrier électronique: homawpi@rogers.com

Tél.: 416-737-9500                          

Adresse: P.O.Box 719 STN P

Toronto, ON, M5S 2Y4

Informations Bancaires:

Vous pouvez envoyer vos chèques à: No Sharia Court In Canada

Royal Bank RBC

Transit/Account # 8112 1007491

 


 

Mercredi, le 11 août 2004

- La résistance aux tribunaux islamiques s'organise au Canada, par Élaine Audet

Depuis l'annonce, à l'automne 2003, de la création en Ontario de
l'Institut Islamique de justice civile (IIJC), tribunal d'arbitrage dont les jugements s'appuieront sur la Charia, des protestations n'ont cessé de se faire entendre tant chez les femmes musulmanes que parmi la population canadienne en général. En avril 2004, Homa Arjomand, une Torontoise d'origine iranienne, lançait une pétition internationale pour contester l'instauration de tribunaux islamiques au Canada. Arjomand sait de quoi elle parle pour avoir vécu, en Iran, sous la règle de la Charia. Selon elle, la tolérance de tribunaux parallèles religieux créerait un dangereux précédent qui inciterait les groupes islamiques à revendiquer leur instauration dans les divers pays où ils résident, constituant ainsi une justice à deux vitesses et la préséance du droit religieux sur le droit civil.


Lire l'article: http://sisyphe.org/article.php3?id_article=1247

In sorority and solidarity,

Elaine Audet


 

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Last updated: 12/29/06.